Vernissage

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5 Mai 2018

Exposition

5 - 23 Mai 2018
Ajouter au calendrier 2018-05-5 10:00:00 2018-05-23 17:00:00 America/New_York Nous ne sommes pas au monde CATALOGUE DE L’EXPOSITION >   L’exposition solo « Nous ne sommes pas au Monde », du peintre et sculpteur Jérôme Poirier, compte une quinzaine de tableaux récents qui relaient les préoccupations de l’artiste pour la mémoire, l‘espérance et la vérité: grands axes de création de son travail. La synthèse de la peinture, de la photographie et de la xylographie que Jérôme Poirier produit sur un même support, comporte des difficultés techniques, mais lui permet d’explorer les tenants et aboutissants dans l’espace pictural de la « confrontation » comme l’appelle l‘artiste, entre raison et émotion. (…) Concrètement, Poirier puise matière à tableau parmi les centaines de clichés de personnes croquées sur le vif dans des scènes urbaines tirées de ses sorties photographiques. Ses personnages qu’il nomme « esthètes » sont d’un réalisme étonnant et transmettent un point de vue esthétique et formel particulier. (…) L‘artiste équilibre la bipolarité de l‘œuvre: en juxtaposant l’élément décoratif, ce qu’il nomme le plein (le visible), et l’espace dépouillé (le vide) qui occupe une place de plus en plus prépondérante. «L’accessoire décoratif est superflu, car il change l’aspect des choses», explique le peintre. De fait, ses personnages masculins et féminins sont dépourvus de chevelure; quant à leurs vêtements, ils n’ont qu’une fonction utilitaire. Les masses, les couleurs sourdes et neutres et les traits tantôt nets tantôt flous alternent. Jérôme Poirier considère la notion de l’au-delà si précieuse qu’il la matérialise par des dorures, comme on le voit dans le tableau L’instant magnifique. Extrait de « L’immatériel soudain prend corps » Nathalie Roy, Vie des Arts, printemps 2018, no. 250, p. 42-43 218 rue Saint Paul Ouest Montréal, QC, H2Y 1Z9 Galerie Blanche info@galerieblanche.com

Nous ne sommes pas au monde

 
L’exposition solo « Nous ne sommes pas au Monde », du peintre et sculpteur Jérôme Poirier, compte une quinzaine de tableaux récents qui relaient les préoccupations de l’artiste pour la mémoire, l‘espérance et la vérité: grands axes de création de son travail.

La synthèse de la peinture, de la photographie et de la xylographie que Jérôme Poirier produit sur un même support, comporte des difficultés techniques, mais lui permet d’explorer les tenants et aboutissants dans l’espace pictural de la « confrontation » comme l’appelle l‘artiste, entre raison et émotion. (…) Concrètement, Poirier puise matière à tableau parmi les centaines de clichés de personnes croquées sur le vif dans des scènes urbaines tirées de ses sorties photographiques. Ses personnages qu’il nomme « esthètes » sont d’un réalisme étonnant et transmettent un point de vue esthétique et formel particulier.

(…) L‘artiste équilibre la bipolarité de l‘œuvre: en juxtaposant l’élément décoratif, ce qu’il nomme le plein (le visible), et l’espace dépouillé (le vide) qui occupe une place de plus en plus prépondérante. «L’accessoire décoratif est superflu, car il change l’aspect des choses», explique le peintre. De fait, ses personnages masculins et féminins sont dépourvus de chevelure; quant à leurs vêtements, ils n’ont qu’une fonction utilitaire. Les masses, les couleurs sourdes et neutres et les traits tantôt nets tantôt flous alternent. Jérôme Poirier considère la notion de l’au-delà si précieuse qu’il la matérialise par des dorures, comme on le voit dans le tableau L’instant magnifique.

Extrait de « L’immatériel soudain prend corps » Nathalie Roy, Vie des Arts, printemps 2018, no. 250, p. 42-43